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Jean ARP, 1886-1966
Cerveau de rocher, 1961.

Plâtre d’atelier. 20,5 x 29,5 x 18 cm.
Provenance : collection André Mounier, ami et collaborateur de Arp.
Une épreuve en marbre cristallin et trois épreuves en bronze de cette sculpture ont été réalisées.
Il est à noter qu’il existe plusieurs plâtres d’atelier de cette sculpture.
Certains sont des plâtres de travail aidant le sculpteur dans l’élaboration de l’oeuvre définitive, d’autre des moulages qui parfois étaient offerts à son entourage, d’autres enfin des plâtres de travail destinés à la mise au point du marbre ou à la fonte du bronze. Seuls sont identifiables avec certitude en tant que tels,  les plâtres de travail destinés au metteur au point ou au fondeur. Le premier type comportant les repères caractéristiques de mise au point, destinés à servir de modèle au marbre ; le second type étant recouvert de patine brune due à l’agent de démoulage, savon noir généralement,  destiné à servir de modèle au bronze.

Ludique et poétique, les sculptures de Arp partent toujours d’un plâtre qu’il a lui-même modelé à la main. Dès 1930, il réalise ses premières sculptures avec ce matériau, en 1958, pour satisfaire la demande croissante des galeries, Arp se fait aider par le plâtrier Capelli, le tailleur de pierre Santelli et le sculpteur André Mounier, qui travaillera avec lui dans son atelier.

« Le plâtre le fascinait et il s’étonnait de voir comment, encore humide, il se solidifiait. Ses plâtres n’ont rien à voir avec les plâtres de la sculpture traditionnelle. Ce n’est pas la seule raison de leur valeur inestimable puisqu’il faut également relever que ses modèles en plâtre sont toujours à la base de ses pièces en marbre, en pierre ou en granit. Le tirage des versions en bronze – qu’il confiait à un fondeur – ne connaissait jamais plus de trois ou de cinq exemplaires et il les voulait toujours réalisées selon la méthode de la cire perdue, un procédé qui n’abîme pas le plâtre. » (Stroeh, 1977)

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