Jean-Michel FRANK (1895-1941) attribué à
Colonne à coupe éclairante, vers 1930 (d’une paire)

Colonne lumineuse constituée d’une colonne et d’une coupe en plâtre munie d’un éclairage intérieur. Plâtre et bois.

Mesures +/- : hauteur totale 181 cm, hauteur colonne 150 cm, base colonne 28×28 cm, hauteur coupe 31 cm, largeur coupe 35 cm.

Colonne d’inspiration Toscan romain, sans chapiteau, seul un discret bourrelet marquant le sommet. Un léger renflement du fût de la colonne à hauteur du tiers apporte une grande élégance à la ligne.

Le corps de la coupe éclairante, pris séparément, de lignes très sobres également, est dans l’esprit des formes simples de Frank où de Giacometti.

Deux anses latérales en rinceaux apportent à l’ensemble une touche de baroque onirique que l’on retrouve dans plusieurs lampes où vases de Frank.
Bien que le moulage des anses soit identique, les deux faces comportent des différences, leur montage inversé permet donc d’obtenir deux poignées différentes sur chacune des faces. Ce détail apportant une certaine fantaisie témoigne d’une volonté de se démarquer des critères classiques privilégiant la symétrie. (cf. photo ci-dessous)

L’inspiration première vient de l’antique avec le vase Krater de la collection Médicis, marbre Romain vers 50 à 100 après JC, conservé aujourd’hui à la Galerie des Offices à Florence, et largement copié et réinterprété par la suite, de la Renaissance au 19me siècle avec le vase Médicis et la coupe Chambord en fonte de fer pour l’aménagement des parcs.

L’effet recherché est de créer un modèle original de lampadaire de parquet à éclairage indirect, qui soit à la fois très classique mais original, et non l’adaptation de moulages académiques d’après l’antique édités par le Musée du Louvre ou l’École d’Architecture et des Beaux-Arts à l’usage des étudiants.
En effet, malgré nos recherches poussées nous n’avons pas retrouvé exactement ces modèles de colonne et de coupe, dont ils existent des variantes mais comportant des différences notables.

La base carrée de la colonne et la base circulaire de la coupe sont toutes deux en bois afin de les protéger des chocs, caractéristique qui n’existe pas avec les moulages académiques.
Ces moulages en plâtre armé de filasse de chanvre, moulés dans des moules à pièce sont d’une grande qualité d’exécution, réalisés par un praticien expérimenté. Les finitions sont très soignées et les traces de coutures sont invisibles de l’extérieur.

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