KWAME AKOTO “ALMIGHTY GOD ART WORKS”, KUMASI, GHANA
BIOGRAPHIE

Kwame Akoto débute sa carrière d’artiste comme apprenti durant six ans chez deux peintres d’enseignes. Cette tradition datant de la colonisation et de la diffusion des peintures industrielles est implantée dans toute l’Afrique pour identifier et faire de la réclame aux commerces et autres activités, particulièrement les garages en plein air dans le quartier où s’implantera Kwame Akoto, décorant également les véhicules.

En 1972, il ouvre son propre atelier « Anthony art Works », qu’il rebaptise en 1977 « Almighty God Art Works »  (Oeuvres d’art de Dieu Tout-Puissant), à Suame Junction vaste carrefour à la circulation dense. Le long de la route, il utilise une grande palissade pour accrocher ses oeuvres, attirant l’oeil des passants et des automobilistes. Derrière la palissade, s’étend un petit hameau abritant les ateliers où s’activent une dizaine d’élèves, dont il a formé plusieurs générations, ainsi que la cantine de la petite communauté où officie son épouse Faustina.
En 1991, il adhère à l’église pentecôtiste et devient un prédicateur respecté. Il délaisse les commandes commerciales faisant rayonner sa foi dans sa peinture, émaillée de préceptes spirituels, souvent non dénués d’humour,  soigneusement calligraphiés sur le cadre,  exhortant les spectateurs à ne pas s’écarter du droit chemin.
Les souverains  et coutumes du royaume Ashanti,  dont Kumasi est la capitale historique, aux traditions vivaces, sont également amplement représentés dans son oeuvre.

Son art est profondément personnel, identifiable au premier regard, mélangeant tradition et art vivant. Travaillant souvent d’après photos prises dans les journaux et usant de peintures industrielles de couleurs vives, ses sujets et sa technique efficace parlent à tous.
Les styles de sa peinture, toujours figurative, diffèrent suivant les périodes et parfois cohabitent, allant de la peinture naïve, au réalisme et jusqu’à l’hyperréalisme.

En 1992, l’artiste Hervé Di Rosa, captivé par « les Arts Modestes » dont il a ouvert un musée à Sète en 2000, entreprend un tour du monde de ces artistes inclassables et hors du marché de l’art, et découvre Kwame Akoto chez qui il séjourne et travaille à trois reprises en 1993 et 1994, contribuant ainsi à faire connaitre son oeuvre hors du Ghana.
La Maison Rouge – Fondation Antoine de Galbert a présenté occasionnellement  quelques unes de ces oeuvres durant sa période d’activité (2004-2018) et le Musée du Quai Branly – Jacques Chirac lui consacre une exposition du 31 mars au 6 septembre 2026 parrainée par la Fondation d’Antoine de Galbert à qui l’on doit la publication du catalogue.
Les oeuvres qui suivent ont été acquises en 2005 et 2010 directement auprès de l’artiste et toutes réalisées de sa main, en privilégiant les plus anciennes, sa période la plus créative s’étalant  du début des années 1990 à la fin des années 2000.
©photos Eric Touchaleaume 2010

Available