Francisco Iturrino

Baigneuses, c. 1906
Huile sur toile,121 x 191 cm.
Signée « F. Iturrino » en bas à gauche.

Francisco Iturrino fait ses études à l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles avec le peintre Henri Evenepoel et rencontre le critique et collectionneur Octave Maus.

Il expose à Paris pour la première fois en mai 1901 au Salon des indépendants, grâce au soutien du critique Gustave Coquiot.
Il rencontre alors Pablo Picasso avec qui il se lie d’amitié, et fréquente l’entourage du marchand Ambroise Vollard qui les expose ensemble en juin-juillet 1901.
Vollard l’expose de nouveau en mai 1902, et jusqu’en 1904.
Par la suite, il repart en Espagne et installe son atelier à Séville.
En 1910-1911, il voyage au Maroc en compagnie de Henri Matisse.
Il expose en octobre au Salon d’automne une quantité importante de ses œuvres.
En 1919, une grande exposition personnelle est organisée au Círculo de Bellas Artes de Madrid.
En 1920, le critique Élie Faure organise une exposition sur son œuvre à la Galerie Rosenberg (Paris).
Il existe quatre portraits célèbres représentant le peintre Iturrino au physique particulièrement expressif :

  • L’Espagnol à Paris (De Spanjaard in Parijs, 1899) de Henri Evenepoel, huile sur toile, Musée des Beaux-Arts de Gand.
  • Portrait d’Iturrino (1901), de Pablo Picasso, huile sur toile.
  • Portrait d’Iturrino ou Portrait d’un guitariste espagnol (1914), d’André Derain, huile sur toile, Centre Pompidou.
  • Retrato de Iturrino (1919) par Juan de Echevarría, huile sur toile.

À l’instar de ses proches prédécesseurs et de ses contemporains, parmi les plus grands : Cézanne, Gauguin, Manet, Renoir, Matisse, Picasso, Derain … Iturrino se livre durant toute sa carrière au thème des baigneuses. Parmi les plus remarquables en rapport avec la présente œuvre, citons, Banistas, 1895-1898, d’une modernité radicale étonnante (voir ci-contre) et  Las cuatros del regalo, 1906, (voir ci-contre).

D’après le style synthétique des baigneuses  et le traitement cézannien hachuré du paysage en fond l’on peut dater ce tableau vers 1906.

Ce tableau ambitieux par son grand format, la diversité des poses des six modèles et son traitement  synthétique d’une modernité audacieuse, est l’une des meilleures réussites d’Iturrino sur ce thème.

 

 

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