

Mockers dont know their end
OSEREFO. NINN N’AWIEE
Les moqueurs ignorent leur fin
Circa 1995.
Peinture glycérophtalique sur panneau de contreplaqué et baguettes d’encadrement en bois, 117,5 x 122 cm.
Signé Almighty God Art Work Suame Jun. KSI (Kumasi) – Ghana au recto.
Bibliographie : Kwame Akoto, Almighty God Art Works. Catalogue exposition Musée du quai Branly – Jacques Chirac. Fondation Antoine de Galbert. Empire books, 2026. A rapprocher de l’oeuvre reproduite page 67 « My friend the bushman » c. 1995.
Cette oeuvre forte au style composite mêlant traitement « naïf » du fond et réalisme des têtes, illustre parfaitement le rôle du proverbe dans la société Ashanti jouant un rôle de régulation sociale.
Cette maxime inscrite sur le cadre en anglais et en langue Akan parlée par le peuple Ashanti, à l’appui de la représentation des deux têtes siamoises opposées, l’une souriante, l’autre pleurant, signifie la dualité des attitudes humaines et le renversement possible du destin. Dans l’univers Ashanti les proverbes sont omniprésents, qu’ils soient utilisés par les orateurs de cour, figurés sur les « bâtons de parole » ou autres objets rituels. On utilise le proverbe pour contredire finement sans faire perdre la face à l’interlocuteur, pour mettre en garde sans accuser, ou plus généralement pour montrer sa sagesse. « Rira bien qui rira le dernier » en est l’équivalent français.
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